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Date de création : 09.08.2011
Dernière mise à jour : 07.11.2022
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Brancusi/Serra à la Fondation Beyeler (Bâle)

Brancusi/Serra à la Fondation Beyeler (Bâle)

                                 Richard Serra. © Harry Kampianne

 

BRANCUSI / SERRA

La Fondation Beyeler reçoit deux titans de la sculpture moderne et contemporaine pour un dialogue mezzo voce proche du silence

Contrairement aux dires de certaines critiques proches du diagnostic pour ORL, il ne s’agit pas d’un dialogue de sourds. On est dans la retenue totale, l’observation, la confrontation muette où tout se dit. Toute la scénographie de ces deux œuvres est basée sur la respiration. Comment marier tout ce qui les oppose à un souffle majestueux et non dévastateur ? Comment ne pas glisser sur la pente du duel ou de la confrontation directe entre les deux sculpteurs, comme le laisseraient supposer leurs portraits accrochés à l’entrée de l’exposition ?

Réponse d’Oliver Wick, commissaire de l’exposition : « Nous avons souhaité axer le dialogue sur un mode d’ouverture qui ne se renferme pas uniquement sur des face-à-face. Nous avons laissé de côté la chronologie en privilégiant l’expérience visuelle avec une liberté de parcours où certaines salles sont exclusivement réservées à l’un ou l’autre artiste. Il arrive parfois que l’un et l’autre soient en totale opposition. »
Serra accroche le vide jusqu’au vertige. Brancusi dorlote l’espace jusqu’à lui donner la forme d’une caresse.
On s’aperçoit très vite que la poutre maîtresse de cette exposition, ne serait-ce que par le nombre de pièces, une quarantaine de sculptures contre une dizaine pour Serra suivie de quelques dessins à la craie grasse noire accrochés au sous-sol de la Fondation, n’est autre que Brancusi.
Autre constat : la prouesse en soi de réunir autant de pièces du sculpteur roumain. Parmi elles, la nonchalance des Muses endormies, la pureté du Baiser dans la première salle, la magnificence des Oiseaux dans l’espace ou encore les différentes versions « phallique » de Princesse X…Oliver Wick confirme : « son œuvre sculptée entre dans quelques rares collections. A savoir le Guggenheim à New-York, le Art Institute Chicago et le legs de son atelier et de tout ce qu’il contenait à Paris. La plupart des prêts dans l’ensemble sont difficiles à obtenir, ce qui m’amène à dire que vous êtes en présence de la première exposition rétrospective de Brancusi en Suisse. »

Entre temps Richard Serra nous a rejoint au sous-sol de la Fondation pour un briefing d’une trentaine de minutes. C’est à lui que revient la tâche de nous éclairer sur cet échange tacite avec Constantin Brancusi pour le moins révélateur de sa passion pour la sculpture. « Au départ, je me destinais à une vocation de peintre. Je n’avais aucun atome crochu avec la sculpture. J’étais plus intéressé par les films de la Nouvelle Vague…Mais il y avait Brancusi. Son travail m’intriguait. La visite de son atelier à Paris au début des années 60 a été une révélation pour moi. J’étais encore étudiant et j’entrevoyais chez cet artiste une foule de possibilités dans sa manière de travailler l’espace, de lui donner une vitalité. Son atelier ressemblait à un champ d’expérimentation. Il y avait du bois, du plâtre sur le sol, cela sentait l’art, l’intensité du travail d’un artiste. C’était très attirant, cela donnait envie d’explorer. Il m’a donné une aspiration. Il y avait aussi cette atmosphère chez Giacometti dont l’atelier étroit laissait transparaître une dynamique toute aussi impressionnante bien que leurs démarches aient été totalement différentes. Brancusi dessinait un volume dans l’espace proche de l’abstraction, et pourtant très figuratif. Ce qui m’intriguait chez lui, c’est comment il pouvait concevoir un volume avec une ligne, je veux dire avec l’importance du dessin. A travers son œuvre, j’ai appris ce que pouvait être la simplicité des formes, leur dynamique et l’ouverture qu’elle offrait en matière d’expression artistique. J’ai pris conscience progressivement de cette troisième dimension, elle est venue petit à petit s’insérer dans mes dessins. Au début, je ne savais pas pourquoi je les faisais, ni ce que j’allais trouver dedans mais ils devenaient de plus en plus nécessaires. Je n’en étais pas encore à me dire que je voulais devenir sculpteur…jusqu’à ce que j’en prenne conscience une fois de retour aux Etats-Unis. » 

 

Harry Kampianne



Fondation Beyeler
Baselstrasse 101, CH-4125 Riehen/Bâle

www.fondationbeyeler.ch
Tél. + 41 (0)61 645 97 00

 

Voir le lien vidéo ci-dessous

http://youtu.be/mJPZVDmBmcw