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Date de création : 09.08.2011
Dernière mise à jour :
07.11.2022
125 articles
portrait
le bouclier servile de l’Etat, la coquille faussement dissidente de ce que doit être l’insolence « arty » en ayant l’air de ne pas y toucher. La musique est toujours la même depuis la Haute Antiquité, seule la mélodie change au gré des époques. L’art officiel officialise la transgression à condition de ne pas s’en prendre aux rouages du pouvoir profond derrière lequel se jouent les tractations du « financial art ».

Parce qu'il était le 10 millionième visiteur du Rijksmuseum depuis la réouverture du fameux musée néerlandais en 2013, il a décroché la timbale. Dormir comme à l'hôtel face au chef d'oeuvre de Rembrandt, La Ronde de nuit. ©Olivier Middendorp
Qu’ils soient perse, byzantin, celte, gréco-romain, gallo-romain, les grands empires ont toujours eu un vivier d’artistes pour magnifier le culte de la personnalité ou des divinités. L’abondance de scènes religieuses ornant la cour des rois et des reines n’a d’égale que celle du clergé finançant à coups de gracieuses commandes les ateliers de stars tels que Rembrandt, Rubens, Titien, les Bruegel (Vieux et Jeune), Leonardo di Vinci ou encore l’insolent barbare Caravaggio aux prises avec la justice des Etats pontificaux. L’art est alors considéré comme sacré, rattaché à Dieu, source de toute création. S’il existe un art officiel (ou art d’état) en France, on le doit avant tout à deux monarques aux aspirations artistiques et protecteurs : François 1er pour avoir noué des liens d’amitié avec des figures de proue de la Renaissance italienne telles que Le Primatice, l’orfèvre Benvenuto Cellini, Andrea del Sarto ou encore le fameux Léonardo di Vinci qu’il hébergera au Clos Lucé et de l’autre côté Louis XIII qui assura une sécurité financière, au gré de commandes, à Georges de La Tour, Nicolas Poussin, Simon Vouet, Philippe de Champaigne pour ne citer que les plus connus. Louis XIV poussera un peu plus tard cette officialisation d’un art formaté en créant l’Académie royale des beaux-arts d’où découle le prix de Rome (bourse d’étude et voyage en Italie) et une résidence (toujours d’actualité) à la Villa Medici. La formation artistique à cette époque est essentiellement basée sur la glorification du pouvoir (portraits, scènes de guerre) tirée de l'histoire et de la mythologie gréco-romaine. Même Ingres et Delacroix dans une moindre mesure se sont laissé séduire par la vague dominante d’un art au service de ce que l’on n’appelait pas encore l’oligarchie financière, une cour de puissants orchestrant sans le savoir et progressivement la marche d’un monde prêt à se sacrifier au Dieu–Argent.

Anatoly Yar-Kravtchenko Le 11 Septembre 1931, Gorki lit son conte La jeune fille et la mort à Staline, Molotov et Vorochilov 1941 Moscou, Galerie nationale Tretyakov © Droits réservés / photo Collection de la Galerie nationale Trétiakov, Moscou
L’art officiel poussa un temps en grande majorité sur le terreau de l’idéologie. Le réalisme socialiste ou « art prolétarien » est indissociable du Soviet suprême et de son totalitarisme tout comme la Révolution Culturelle en Chine. Le Timonier Mao Zedong soulignait avec force et répression qu’« il n'existe pas, dans la réalité, d'art pour l'art, d'art au-dessus des classes, ni d'art qui se développe en dehors de la politique ou indépendamment d'elle », alors que Lénine y voyait « une petite roue et une petite vis du mécanisme général de la révolution. » Le régime mussolinien, nostalgique de l’empire romain et en même temps séduit par la force communicatrice du 7ème art (c’est la grande époque de la Cinecittà), tirait, d’une certaine façon, un bénéfice des visions radicales, réformistes et artistiques du futurisme. Un lien plus qu’évident que l’écrivain italien Filippo Tommaso Marinetti, fondateur du mouvement, entretient avec les théories du Duce dans son Manifeste du futurisme publié le 20 février 1909. Il soutiendra toutefois l’Art dégénéré mis au banc du régime nazi. Paradoxe ? Peu importe la part de complexité ou d’opportunisme que recèle son œuvre. Marinetti donne de la voix au fascisme italien à l’identique d’une Leni Riefenstahl, photographe et cinéaste allemande réalisant deux films de commande (La Victoire de la foi et Le Triomphe de la Volonté) dédiés à la gloire du national-socialisme.

Sous les auspices du Grand Palais, la FIAC rayonne...
En démocratie, l’art officiel n’existerait pas, paraît-il. En démocratie, la parole (à défaut d’être parfois écouter) est libre. La liberté d’expression est proportionnelle à la liberté d’entreprendre. La provocation et la transgression, à ne pas confondre avec la subversion pourvoyeuse de sédition et d’insurrection selon la doxa gouvernementale, ne sont pas incompatibles avec l’économie de marché. La France, notamment Paris autrefois pôle attractif pour tous les artistes du monde entier, a troqué ses lauriers pour une couronne d’épines. Souffrance sadomasochiste dans laquelle la flagellation orchestre de nombreux départs d’artistes français, à force d’être mal défendus dans leur propre pays. Départs vers d’autres miroirs aux alouettes : Londres ou New-York, la plateforme anglo-saxonne véhiculant de par la langue un multiculturalisme et une nouvelle attraction financière au gré de nouveaux marchés soumis aux caprices des très grands collectionneurs. Transformée en ville-musée, Paris s’est rangé derrière le florilège des foires et des biennales jonchant notre planète. La FIAC lui assure encore une place de choix parmi les grands raouts internationaux de l’art contemporain. Mais là est sans doute sa seule compensation. L’art officiel n’est plus adoubé à une idéologie. Sa mutation est apolitique. Il s’est figé entre l’américanisation de l’ultralibéralisme, la concurrence sino-asiatique et la libéralisation des marchés. Il s’est fourvoyé dans le cynisme et le frisson transgressif d’une clientèle soucieuse de posséder la dernière tendance ou « ce qui se fait de mieux » en matière d’avant-garde…si ce mot a encore une réelle signification à leurs oreilles. Depuis 1983, l’art contemporain (allez, le gros mot est lâché !) ou l’A.C pour ses détracteurs cristallise toutes les dérives. Année où Jack Lang, ministre de la Culture hype monte sa brigade d’« inspecteurs de la création », une délégation préconisant ce qui est bon en matière d’art pour le bon peuple, donnant inconsciemment (?) le tempo de ce que peut être « l’exception culturelle » en France. Néanmoins, quelques questions demeurent. L’art contemporain se serait-il institutionnalisé au point d’être depuis plus d’un demi-siècle le nouvel art officiel à l’image d’une mondialisation galopante ? L’art contemporain actuel, n’est-il pas devenu le fourre-tout pratique empêchant de séparer le bon grain de l’ivraie ? L’art contemporain (actuel, je précise une fois de plus) n’est-il qu’une vaste fumisterie alors que 90% des artistes vivants peine à vivre décemment de leur art, obligés pour la plupart de prendre un job alimentaire, quand certain(e)s crèvent en silence ? La pointe de l’iceberg « art contemporain » n’est-il pas simplement synonyme de réseautage se partageant le gros du gâteau en accordant quelques miettes de subventions épars à des Frac (Fond régional d’art contemporain) « très » reconnaissantes ? Et si l’art contemporain était avant tout un champ bien vivant de pépites qu’il faut défricher coûte que coûte hors des coulisses en or du « financial art » ?
Harry Kampianne
On pourrait aussi se poser la question suivante: quel art veulent les artistes ? Exprimer leur ressenti, leur colère, , lanceur d'alerte,représenter des victimes du système ?Aujourd'hui ce qui est fascinant tout le monde a envie d'être artiste, pourquoi ne pas lui donner les moyens, Ce n'est pas l'art au service du peuple mais un peuple devient artiste.
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